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version originale d’un travail fait en réponse à la proposition de Vagg Aggelopoulos, directeur du fanzine d’art contemporain ’99 percent invisible’.

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la version remasterisée pour cassette et digital dl est là :

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le projet était de créer une œuvre sonore en résonance aux oeuvres graphiques publiées dans le fanzine. en outre, il était demandé aux participants une note pour présenter leurs démarches. la voici :

my attention and interest got caught by collages and cuttings i’ve found in every issue of ’99% invisible’ (3 issues as of this writing).

#1 : p. 36 to 39, the work of franela
#2 : front page // p. 4 // p. 16 to 19 // p. 26 and 27, the work of lola dupre and andrei burcea // cristian toro // sarah wickings
#3 : p. 2 // p. 6 to 11 // p. 36 to 39, the work of zansot // irina and silviu székely // sarah wikings.

with sounds, collage (and its corollary : cuttings) is the very first gesture of concrète music.
from there, i’ve decided to use field recordings, and build something using collage and cutting technics.

the track is made of three distinct parts, plus an opening and an ending. from silence to silence.

the first and the third part of the track are field recordings from my sound library. they were made with my phone. they are cut and processed from the original recordings.

the middle part is a record made specifically for this track (playing on a rug).
i’ve recorded simultaneously with a micro cassette recorder (olympus pearlcorder), a zoom h1 and the mic of my laptop. i’ve edited and processed each recorded track by using tape technics (cuts, slow downs, speed ups, delays, reverses), but with software tools (and in particular constanzo rodrigo’s ‘the party van’). then i’ve made a collage out of these sounds to get this part done.

the opening of the track is a sound-cliché : a crescendo (ie the sound gets louder) of a reversed sound. it’s countlessly heard in concrète music works, in soundtracks for movie trailers, tv shows and scenes that need a dramatic effect. i’ve exagereted this cliché here.
this opening sound is made out of the ending sound : processed, reversed, amplified.

there is the process.
i hope i didn’t spoil your listening experience of the track. now i leave you to it (and your experience of it) and wish you to get your hands and your eyes on the excellent ’99% invisible’ zine.

(mon attention et mon intérêt ont été capté par les collages et les découpages trouvés dans chaque numéro de ’99% invisible’ (3 numéros à ce jour).

#1 : p. 36 to 39, le travail de franela
#2 : couverture // p. 4 // p. 16 to 19 // p. 26 and 27, le travail de lola dupre and andrei burcea // cristian toro // sarah wickings
#3 : p. 2 // p. 6 to 11 // p. 36 to 39, le travail de zansot // irina and silviu székely // sarah wikings.

avec les sons, le collage (et son corollaire : couper, découper) est le tout premier geste de la musique concrète.
à partir de ce constat j’ai décidé d’utiliser des enregistrements in situ, et de construire ce travail en utilisant les techniques de collage et de découpage.

ce travail est construit en trois mouvements, plus une ouverture et une clôture. du silence au silence.

la première et la troisième partie de la pièce sont des enregistrements in situ extraits de ma bibliothèque sonore. ils ont été réalisé avec mon téléphone. ils ont ensuite été découpé et transformé.

la partie du milieu est un enregistrement réalisé spécifiquement pour ce travail (jouant sur un tapis).
j’ai enregistré simultanément avec un dictaphone (olympus pearlcorder), un enregistreur stéréo zoom h1 et le micro d’un ordinateur portable. j’ai édité et transformé chacune des pistes enregistrées en utilisant des techniques utilisées sur bandes magnétiques (découpages, ralentissements, accélérations, délais, renversements), mais avec des outils numériques (et en particuliers ‘the party van’ de Rodrigo Constanzo). Ensuite j’ai réalisé un collage à partir de ces transformations sonores pour monter cette partie.

l’ouverture est un cliché sonore : le renversement d’un crescendo (le crescendo est une augmentation du volume sonore). on ne compte plus cet effet dans la musique concrète, les bandes-son des bandes annonces de films et de séries, pour les besoins d’intensités dramatiques ou de suspens. ici j’ai exagéré le cliché.
cette ouverture est réalisé à partir du son de clôture : transformé, renversé, amplifié.

voilà pour la réalisation.
j’espère ne pas avoir gâché votre écoute du morceau. à présent je vous laisse le (re)découvrir (et vous découvrir à son écoute) et vous souhaite de mettre la main et de poser votre regard sur l’excellent ’99% invisible’ zine.)

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11 artistes ont répondu à l’invitation de Vagg Aggelopoulos. il a été réalisée une édition limitée en cassette audio, disponible sur le site du label forking path.
on peut y écouter l’ensemble des travaux réalisés en réponse à la commande.
voici la version remasterisée de mon travail pour l’édition cassette : cliquer ici

par ailleurs, 99 per cent invisible a exposé un choix d’oeuvres originales à la galerie Flamingosaurus Rex, dans le cadre du festival Fringe à Edinburgh. le 12 août 2017, les œuvres sonores ont été la bande son du vernissage.